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Mercredi, 19 Juin 2013
DAKAR/BANJUL
Écrit par Administrator    Jeudi, 25 Novembre 2010 14:49    PDF Imprimer Envoyer

Le corridor Bamako-Banjul est ouvert à nouveau, à la grande satisfaction de nos opérateurs économiques, des transporteurs et chargeurs. Mais aussi des autorités portuaires de Banjul, des transitaires et transporteurs gambiens. Cette réouverture longtemps souhaitée par les opérateurs économiques et transporteurs de notre pays, particulièrement ceux de la Région de Kayes est effective depuis vendredi dernier.

La cérémonie d’ouverture a eu lieu à Badiara, dernier poste frontalier entre le Sénégal et la Gambie. C’était en présence du directeur général des douanes du Sénégal, Mamadou Matar Cissé, du commissaire général des douanes, impôts et domaines de la Gambie (Revenue Authority), Ansuman Trawally, du directeur général des douanes de Gambie, Mamadou Kaba Tembadiara. Notre pays était représenté par le président du Conseil malien des chargeurs, Babalaye Daou, le chef de bureau des douanes malienne au port de Dakar, Ibrahim Coulibaly, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Kayes, Diaby Doucouré et d’autres opérateurs économiques de la 1ère Région.

BEAUCOUP D’AVANTAGES. Pour véritablement apprécier l’importance de ce corridor, un petit rappel s’impose. Pays enclavé, le Mali doit pratiquement son approvisionnement correct aux importations. Pendant des décennies, le port d’Abidjan était le principal port d’approvisionnement et de transit de nos marchandises.

Malheureusement, l’éclatement de la crise ivoirienne en 2002 a eu des répercussions directes sur le marché national avec la rupture de stocks des produits de première nécessité, les hausses de prix, la rupture des exportations, bref c’est l’économie nationale dans son ensemble qui a été secouée. Pour éviter que de pareille situation ne se reproduise dans l’avenir et assurer l’approvisionnement correct, régulier du marché, notre pays s’est doté d’une politique de diversification de ses accès maritimes. Cette politique a permis la signature avec la plupart des pays côtiers de la sous-région, des accords de coopération en matière de commerce, de transport et de transit maritimes.

Aujourd’hui, en plus du port d’Abidjan, le pays utilise les ports de Dakar, Lomé, Tema, Conakry, Cotonou et Nouakchott. Au terme de ces accords, ces pays consentent l’installation sur leurs territoires respectifs de services publics maliens chargés de la gestion globale des trafics d’importation et d’exportation. Il s’agit des Entrepôts maliens en Côte d’Ivoire (EMACI), des Entrepôts maliens au Sénégal (EMASE), des Entrepôts maliens au Togo (EMATO), des Entrepôts maliens en Guinée (EMAGUI), des Entrepôts maliens au Ghana (EMAGHA) et des Entrepôts maliens en Mauritanie (EMAMAU). En plus de ces différents ports, les opérateurs économiques de la Région de Kayes exploitent timidement le port de Banjul qui offre pourtant beaucoup d’avantages.

Mis à jour ( Jeudi, 25 Novembre 2010 16:18 )